Impact du cancer

En France, comme dans le reste du monde, le cancer affecte la vie d’un nombre croissant de personnes : en premier lieu et directement la vie des personnes atteintes puis indirectement, celle de leur entourage. La collectivité dans son ensemble s’y trouve confrontée, car si l’avancée des thérapeutiques a largement contribué à augmenter progressivement la survie globale après un diagnostic de cancer, elle a aussi eu pour conséquence de voir émerger de nouveaux besoins en santé pour une partie non négligeable de la population (Vican 5, p.11)

La gestion de l’après cancer représente un axe prioritaire dans les orientations de la stratégie nationale de la lutte contre le cancer à l’instar de tous les pays dotés de ressources sanitaires suffisantes en termes d’accès élargi aux traitements du cancer.

Le 3ème plan de lutte contre le cancer (2014-2019) s’attache à limiter les conséquences sociales et économiques de la maladie, à faciliter la prise en compte du cancer dans le monde du travail, la poursuite de la scolarité et des études, et autorise un droit à l’oubli dans l’accès à l’emprunt. L’objectif n° 9 du Plan cancer III 2014-2019 recommande de diminuer l’impact du cancer sur la vie personnelle, et notamment d’accorder une priorité au maintien et au retour dans l’emploi.

L’enquête VICAN5 sur les conditions de vie 5 ans après un diagnostic de cancer a été réalisé en 2015 dans la continuité de l’enquête VICAN2 de 2012, auprès de personnes vivant en France métropolitaine, ayant eu un diagnostic de cancer en 2010.

Au total, 4 174 personnes ont été interrogées, parmi lesquelles 2009 individus ayant déj̀à participé à l’enquête VICAN2 auxquels s’ajoute un échantillon complémentaire de 2 165 personnes.

Conçues par l’INSERM UMR 912, sous l’égide de l’INCa, ces enquêtes renseignent sur les effets physiques et psychologiques persistant à moyen et long terme, et en décrivent les conséquences sociales.